© Alban Van Wassenhove
© Alban Van Wassenhove

 

Mise en scène : Angelo Jossec

Auteurs : Angelo Jossec et Corinne Meyniel

Création lumières : Jérome Hardouin

Création sonore : William  Langlois

Création costumes : Jane Avezou

avec : Clémence Ardoin, Hélène Cabot,  Elsa Delmas, Pierre Delmotte, Rémi Dessenoix, Catherine Dewitt, Jean-François Levistre, Jean-Marc Talbot et Lauren Toulin

 

Création du spectacle à l'automne 2021

 

Production : Théâtre des Crescite

Coproduction : CDN de Normandie Rouen, DSN Dieppe Scène Nationale, Scène conventionnée La Barcarolle de Saint-Omer, Archipel de Granville, L'Etincelle Théâtre de Rouen, Commédiamuse - La Rotonde de Petit-Couronne  (en cours)

Avec le soutien de la Région Normandie, la Ville de Rouen, la Comédie de Caen - CDN de Normandie, Le Sillon de Petit-Couronne, L'Actéa / Cité Théâtre de Caen, La Ferme de Bel Ebat de Guyancourt (en cours)

 


Dans la France de cette année là, les manifestations de  la communauté enseignante font rage. Un nouveau projet de réforme des collèges promet d'achever définitivement le système éducatif républicain, autrefois synonyme d'émancipation. La grève de tous les personnels enseignants et encadrants est massivement suivie dans toute la France depuis des mois : le ministre ne cède pas. Pour le noyau dur du piquet de grève du collège René Haby, ce silence n'est plus supportable. Pour eux, c'est la confirmation qu'ils ne sont que les outils subalternes d'une idéologie, qu'ils ne cautionnent pas. Qu'ils ne cautionneront plus. Alors l'idée leur vient...

Puisque la contestation pacifique n'a aucun effet, il ne reste qu'une solution : l'insurrection. Ce petit groupe de professeurs, accompagné du chef d'établissement, décide de simuler sa prise d'otage afin de faire entendre ses revendications avec force et éclat. Mais, pour être audibles, il faut formuler. Alors, ils s'obligent à proposer 10 mesures clés pour amorcer cette nouvelle école qu'ils espèrent. Une école où les professeurs gagneraient en autonomie ; une école qui se consacrerait à sa mission essentielle : former des esprits libres.

Mais la folle idée dégénère : alors qu'ils étaient soudés dans la contestation, ils ne parviennent à se mettre d'accord sur rien. Et cette journée d'émulation se conclue de façon macabre.

 

Les interrogatoires de police cherchant à démasquer le responsable du drame s'intercalent dans le récit de cette triste journée. Comme des flash-forwards dans le présent de la narration.

 

Comment démêler le vrai du faux quand tous ont décidé de mentir ?

Qui est responsable quand personne n'est innocent ?

 

La Folle Idée fait entendre la parole d'individus au point de non-retour. Des professionnels qui, ayant la volonté d'être constructifs, tentent le difficile exercice de s'écouter et de se mettre d'accord. Mais exaspérés par la sensation de ne jamais être entendus, ils glissent peu à peu dans la violence ordinaire. Celle qui boue ça et là. Celle qui monte un peu partout.